Publié le 4 juin 2018 à 07h00 par François Duclos
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Le groupe hôtelier AccorHotels a confirmé son intérêt pour une prise de participation minoritaire dans la compagnie aérienne Air France-KLM, visant les 14,3% détenus par l’Etat français

Dans un communiqué diffusé le 3 juin 2018, AccorHotels confirme des réflexions « à ce state préliminaires quant à la faisabilité du projet et ses conditions de réalisation et qui feront l’objet, le moment venu, de discussions » avec le groupe franco-néerlandais. AccorHotels « a conduit à plusieurs reprises, au cours des dernières années, des discussions avec Air France-KLM en vue de développer notamment des projets digitaux communs et une plateforme commune de fidélisation et de services qui permettraient aux clients des deux groupes, leaders mondiaux du voyage, de bénéficier d’une offre enrichie de services autour de la mobilité à travers le monde. Ces réflexions comportaient l’éventualité d’une prise de participation minoritaire au capital d’Air France-KLM afin de conforter ce projet industriel de croissance », précise le groupe hôtelier.

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Selon les Echos qui ont dévoilé ce projet dimanche, trois options seraient à l’étude : une cession totale ou partielle des parts de l’Etat, ou un échange entre les actions de l’Etat dans Air France-KLM contre des actions dans AccorHotels – qui serait l’option privilégiée à ce jour. Cela donnerait à la France 3% du capital du groupe hôtelier aux cours actuels des actions, et protégerait un peu plus AccorHotels d’une OPA hostile venue de l’étranger.

« Côté Etat-actionnaire, on ne se serait pas encore fait une religion sur le sujet », relativise le site économique, certains préférant un accord du Conseil d’administration du groupe aérien avant de se séparer des parts de l’Etat français – qui avait de fait privatisé Air France en 2004, lors de son mariage avec KLM. Rappelons que s’il ne possède « que » 14,3% des actions du groupe de l’alliance SkyTeam, l’Etat en détient 23% des voix. Mais officiellement, il se concentre sur la recherche d’un nouveau PDG d’ici la rentrée, pour remplacer Jean-Marc Janaillac qui a démissionné le mois dernier, après l’échec de sa consultation des employés d’Air France sur sa proposition d’accord salarial. Ce dernier expliquait récemment que la présence de l’Etat au capital crée « un sentiment d’invulnérabilité chez les employés » – qui viennent de mener 15 jours de grève depuis février, pour un coût estimé à 400 millions d’euros.

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