Publié le 24 mai 2018 à 07h00 par François Duclos
dans Actualité, Insolite — 12 commentaires

Le procès en appel de douze salariés ou ex-salariés de la compagnie aérienne Air France s’est terminé mercredi par la condamnation de quatre prévenus à des peines de prison avec sursis, les amendes infligées aux huit autres étant confirmées.

La Cour d’appel de Paris a prononcé son verdict le 23 mai 2018 dans ce qui est désormais connu comme l’affaire de la « chemise arrachée », quand une manifestation contre un plan de restructuration à Air France avait dégénéré en violences, le DRH Xavier Brosetta et le responsable de l’activité long-courrier Pierre Plissonnier devant fuir torse nu pour le premier et la chemise en lambeaux pour le second. Quatre anciens salariés (tous membres de la CGT, dont un avait été relaxé en première instance) ont été condamnés pour violences à des peines de 3 à 4 mois de prison avec sursis, alors que l’avocat général avait demandé des peines allant jusqu’à cinq mois. L’amende de 500 euros infligées aux huit autres prévenus pour dégradations a été confirmée en appel, à la fin du procès qui avait débuté en mars dernier.

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Les avocats de la défense avaient plaidé la relaxe pour tous, estimant qu’ils ne peuvent pas être tenus responsables des violences. Me Lilia Mhissen, représentant neuf prévenus , expliquait hier dans Le Parisien que l’arrêt rendu est « une décision politique » : « la vérité n’a intéressé la Cour à aucun moment », a-t-elle affirmé. Ses clients n’étaient selon elle que des boucs émissaires, alors que selon ses déclarations en mars Air France est « responsable pénalement dans cette affaire. Elle a commis un délit d’immixtion en faisant appel à des sociétés de sécurité » et en verrouillant l’accès au siège.

Du côté de la compagnie aérienne, qui avait déjà obtenu un euro symbolique de dédommagement, les avocats ont simplement évoqué leur « satisfaction », ces violences « inacceptables » ayant été sanctionnées. On rappellera qu’au début du procès en appel, Air France regrettait qu’il se poursuive, « imposant à toutes les victimes de se replonger dans ces évènements, qui ont été choquants pour tous ». Pour elle, le jugement du tribunal de Bobigny, « qui a condamné sans ambiguïté les violences, était un jugement mesuré », aurait dû permettre de « tourner la page du triste épisode » des violences intervenues lors du CCE du 5 octobre 2015.

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