Publié le 21 mai 2018 à 08h30 par Thierry Blancmont
dans Actualité, Info pratique, Technologie — 0 commentaire

L’aéroport de Londres-Gatwick et la compagnie aérienne low cost easyJet ont lancé une phase de test liant la biométrie à la dépose automatique des bagages à celle des portes d’embarquement automatiques, afin d’accélérer le parcours tout en réduisant les risques d’erreur humaine.

Présenté par l’aéroport londonien comme une première au Royaume Uni, le test de la « biométrie de bout en bout » est conduit avec son premier partenaire, la spécialiste britannique du vol pas cher, et vise à réduire à moins de 20 secondes l’identification de chaque passager, de son visage, de son passeport et de sa carte d’embarquement au passage des portes automatiques. Les performances de la nouvelle technologie seront étudiées pendant au moins trois mois, sur près de 10.000 passagers d’easyJet sur ses 43 routes ; Gatwick précise que ceux qui souhaitent participer à l’essai mais voyagent sans bagage (et n’ont donc pas besoin d’utiliser la dépose de bagage en libre-service) verront leurs données « récupérées » à la porte d’embarquement automatique.

Читайте также:  Emirates : Premium, easyJet, Santiago et 380 à Osaka

La longueur des tests devrait permettre à l’aéroport de recueillir suffisamment d’informations significatives pour pouvoir « repérer les tendances et adapter la technologie afin de garantir une expérience optimale aux passagers ». Gatwick précise dans son communiqué qu’il « examinera la durée de chaque interaction, ce que cela signifie pour les temps d’attente, comment elle simplifie le voyage des passagers, comment les passagers interagissent avec la technologie, et à quel point le processus est intuitif ». Traditionnellement géré par le personnel des compagnies aériennes, le processus d’embarquement peut maintenant être automatisé et donc « libérer » ce personnel pour aider « ceux qui en ont le plus besoin » ; ce processus « plus rapide et plus efficace » a également le potentiel d’améliorer les temps de départ des avions. Une fois toutes les données collectées, la technologie sera adaptée et ajustée avant de faire avancer l’idée d’une mise en œuvre à l’échelle de l’aéroport.

Читайте также:  Malaysia Airlines renonce à l’A380 haute densité

Le chef de l’exploitation de l’aéroport de Londres-Gatwick, Chris Woodroofe, a déclaré être fier de « fournir des solutions innovantes pour améliorer l’expérience des passagers à chaque point de contact. Avec le taux de croissance que nous avons connu, il est essentiel de trouver des moyens plus efficaces de traitement des passagers à travers l’aéroport en toute sécurité. La technologie d’embarquement est la prochaine pièce évidente dans le puzzle, et fait suite à un investissement important dans nos zones d’enregistrement automatisé et de traitement de sécurité ». Pour la directrice des opérations au sol d’easyJet Karen Cox, « nous testons pour la première fois une nouvelle technologie de reconnaissance faciale à Gatwick qui, si elle était déployée, pourrait révolutionner l’expérience d’embarquement de nos clients. (…) Même s’il en est encore à ses débuts, ce projet s’inscrit clairement dans notre stratégie numérique, consistant à continuer d’innover pour faciliter le voyage des passagers à chaque étape de leur interaction avec nous – de la recherche d’un vol à la sortie de l’avion une fois arrivés à leur destination ».

Читайте также:  Lisbonne

Selon Gatwick qui avait lancé la dépose bagage automatisée en 2015, cinq compagnies aériennes utilisent actuellement cette technologie en libre-service « avec d’excellents retours des passagers », et cinq autres devraient bientôt adopter la technologie.