Publié le 29 mai 2018 à 07h00 par François Duclos
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La compagnie aérienne Air France et le principal syndicat de pilotes ont prolongé jusqu’à mars prochain l’accord sur le transfert des pilotes instructeurs, ce qui permettra l’entrée en service des nouveaux Boeing 787-9 Dreamliner. Les deux autres concernent la sécurité des vols et sont valables six mois.

Comme pressenti durant le weekend, la résolution du « problème Dreamliner » de la compagnie nationale française a été annoncée le 28 mai 2018 en début d’après-midi : direction et SNPL ont prolongé jusqu’au 31 mars prochain l’accord arrivé à échéance fin avril sur le transfert le transfert des pilotes-instructeurs sur 777 vers les 787, le temps de permettre l’arrivée progressive d’instructeurs 787. Air France va donc pouvoir former les sept commandants de bord et dix copilotes nécessaires aux opérations de chaque nouveau Dreamliner – dont celui cloué au sol depuis le début mai, et le septième attendu en novembre. L’immobilisation du 787-9 a coûté entre 2 et 3 millions d’euros selon la direction citée par Europe 1.

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Le refus du SNPL de prolonger l’accord de transfert n’était de fait qu’une façon de forcer Air France à céder sur un autre dossier, celui de la gestion des incidents : le syndicat exigeait que la décision du « caractère acceptable ou pas d’un retour d’expérience sécurité des vols se fasse de manière paritaire entre la direction et le syndicat », selon le directeur général d’Air France Franck Terner pour qui cela poserait un « problème de réglementation et d’exercice des responsabilités pour la direction ». Le syndicat sera finalement intégré dans le processus de décision, mais sans voix prépondérante. Le deuxième accord, signé lui aussi pour six mois initialement, concerne d’après La Tribune « l’utilisation de données de vols qui vont permettre de développer des algorithmes capables de faire de la maintenance prédictive, mais aussi de mieux calibrer les outils de prévision de consommation de carburant ».

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Dans son communiqué de lundi, Air France souligne que ces deux derniers accords « améliorent le système de gestion de la sécurité des vols » et permettent de régler le premier concernant les Dreamliner. Mais elle rappelle que les effets négatifs résultant de l’absence d’accord et de l’arrêt d’exploitation d’un 787 « vont se faire encore sentir pendant plusieurs semaines, le retard pris dans la formation des pilotes concernés ne pouvant être rattrapé instantanément ». Rappelons que ce conflit a déjà eu un impact sur les opérations de la compagnie de l’alliance SkyTeam, avec une réduction des vols vers l’aéroport de Guangzhou (jusqu’à la fin juillet au plus tôt. Air France ne mentionne pas la possibilité d’une sous-location pendant trois mois du 787-9, probablement à Air Austral – et n’évoque pas le conflit avec les syndicats représentant tous les corps de métiers, dont les quinze jours de grève depuis février auraient coûté 400 millions d’euros.

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