Publié le 25 mai 2018 à 08h00 par François Duclos
dans Actualité, Info pratique, Low cost — 12 commentaires

La compagnie aérienne low cost Ryanair envisage de revoir sa politique bagages, les passagers abusant de la possibilité de faire enregistrer gratuitement une valise à la porte d’embarquement. Elle nie d’autre part avoir approché Norwegian Air Shuttle l’année dernière, malgré les déclarations du CEO de sa rivale norvégienne.

En janvier dernier, la spécialiste irlandaise du vol pas cher avait mis fin à sa politique de deux bagages gratuits en cabine, le plus gros étant depuis placé gratuitement en soute au moment du passage à la porte d’embarquement (seuls les voyageurs ayant payé pour le priority boarding peuvent conserver les deux). Ryanair expliquait alors que la nouvelle procédure accélèrerait la procédure d’embarquement, ralentie par le nombre trop important de bagages placés dans les rangements au-dessus des sièges. Mais elle soutient aujourd’hui que cette « politique favorable à la clientèle » a été détournée par les passagers, qui en abusent « sans se soucier » des autres et préfèrent voir leurs bagages partir en soute au dernier moment plutôt que de les enregistrer à l’avance, causant des retards.

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Selon le CEO Michael O’Leary, cette nouvelle politique a créé de nouveaux problèmes, particulièrement en périodes de pointes : « Il y a beaucoup de vols où nous devons maintenant mettre gratuitement 100, 120 sacs en soute à la porte d’enregistrement, donc si cela continue, c’est quelque chose sur laquelle nous devrons peut-être revoir », a-t-il déclaré dans une vidéo de présentation aux investisseurs. Les abus de cette gestion des bagages pourraient lui coûter 50 millions d’euros par an, ce qui est « inacceptable ». Le dirigeant reconnait toutefois que sur la base des commentaires des PNC et des voyageurs, « plus personne n’a de problème pour trouver de la place pour son bagage au-dessus ou sous le siège, et c’est bien ». Ryanair avait baissé le prix des bagages enregistrés lors du lancement de sa nouvelle politique ; certains craignent qu’un nouveau changement de politique puisse être accompagné par une augmentation de ces taxes.

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Autre objet de courroux pour Ryanair, l’annonce par le CEO de Norwegian Bjorn Kjos qu’il y avait eu « des contacts » entre les deux low cost et qu’il en avait parlé au Conseil d’administration. Même si le dirigeant de la compagnie norvégienne n’a fourni aucun autre détail (une source expliquait à Reuters que l’approche concernait environ 20% du capital), un communiqué cinglant a été publié hier par Ryanair, affirmant qu’elle n’avait « jamais fait de démarches » auprès de Norwegian et n’y portait « aucun intérêt ». Et elle rappelle que son CEO a « dit à plusieurs reprises qu’il pense que NAS va faire faillite alors que le pétrole monte à 80 dollars le baril, et nous n’attrapons pas des couteaux qui tombent ».

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Rappelons que Norwegian fait l’objet d’attentions particulières de la part du groupe IAG, rassemblant déjà British Airways, Iberia, Aer Lingus et les low cost Vueling et Level : au début du mois, elle annonçait avoir refusé deux offres distinctes de rachat en raison d’une sous-évaluation de sa valeur et de ses perspectives. Mais une nouvelle offre de 1,52 milliard d’euros serait selon un quotidien espagnol en préparation.