Publié le 21 mai 2018 à 07h30 par François Duclos
dans Actualité, Low cost — 10 commentaires

Le syndicat des pilotes irlandais IALPA a donné à la compagnie aérienne low cost Ryanair jusqu’à jeudi pour accepter de nouvelles pratiques de travail, sans quoi il appellera ses membres à voter sur des actions qui pourraient inclure des grèves. L’ouverture de bases en France n’est pas pour demain.

Alors que la spécialiste irlandaise du vol pas cher continue à négocier avec les syndicats dans différents pays après avoir trouvé des accords avec les représentants des pilotes britanniques et italiens, IALPA a écrit à son CEO Michael O’Leary pour exiger de nouveaux processus concernant le promotions, les congés annuels ou les affectations dans  les bases européennes. Le syndicat avait déjà menacé de faire grève l’hiver dernier, poussant Ryanair à reconnaître les syndicats extérieurs pour la première fois en 32 ans après avoir dû annuler des milliers de vols en raison de problèmes de planning des pilotes. « S’il n’est pas possible de négocier l’introduction d’un tel contrat d’ancienneté au bénéfice de nos pilotes membres directement employés par Ryanair, nous avons l’intention de les faire voter sur une action collective », grève incluse si nécessaire, annonce le syndicat, donnant à Ryanair jusqu’au 24 mai 2018 pour répondre à ses demandes. Une des revendications porte sur la « transparence » : les pilotes veulent « savoir pourquoi » ils sont affectés dans tel ou tel aéroport, pourquoi leurs demandes de mutation sont refusées, ou ce qui a amené certains à obtenir des promotions ou des congés annuels particuliers.

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Ryanair n’a pas commenté cette lettre ouverte, et continue à essayer de trouver des accords en Irlande justement mais aussi en Espagne où une annonce est attendue ces prochains jours, ainsi qu’au Portugal et en Allemagne – deux pays où des mouvements sociaux pour l’instant mineurs ont déjà eu lieu. Et elle a annoncé la semaine dernière avoir « stabilisé » ses problèmes de pilotes : selon le COO Peter Bellew cité dans The Independent, « il semble que les pilotes font la queue pour nous rejoindre » tandis que les « les taux de rétention se sont améliorés ». Mais cette gestion des pilotes « sera toujours un défi », a-t-il reconnu.

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En France, les discussions avec les syndicats existent mais l’ouverture de bases n’aura probablement pas lieu avant 12 à 18 mois, faute d’avions : « en 2020 nous aurons plus d’avions », a déclaré le dirigeant, Ryanair devant opérer cette année une flotte d’environ 500 Boeing 737.

La low cost doit annoncer ce lundi ses résultats annuels.