Publié le 31 mai 2018 à 10h00 par François Duclos
dans Actualité, Low cost — 11 commentaires

Le syndicat BALPA représentant au Royaume Uni les pilotes de la compagnie aérienne low cost Ryanair menace de déclencher une grève si une plus grande transparence sur les promotions et les transferts n’est pas adoptée.

Alors que ce syndicat fut l’un des premiers en janvier à signer l’accord de reconnaissance proposé par la spécialiste irlandaise du vol pas cher, BALPA menace d’organiser une grève si Ryanair ne met pas en place un « système transparent » pour gérer les transferts de pilotes et leurs promotions. Dans un courrier au CEO Michael O’Leary, BALPA exige la création d’un système d’ancienneté qui « assure la transparence et l’équité des décisions prises par la direction, dont l’impact est considérable sur la vie de nos membres et de leurs familles ». Sont particulièrement visés les transferts « involontaires » vers des bases à l’étranger et les promotions au rang de commandant de bord, mais aussi la gestion des congés annuels. Et en cas de refus de négocier « immédiatement », le syndicat promet d’intensifier ses actions et de mener des actions « pouvant aller jusqu’à la grève ».

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Le BALPA a depuis expliqué qu’une rencontre sur le sujet avec la direction de Ryanair était prévue « en juin ». La low cost a de nouveau répété qu’elle ne commente pas les négociations en cours.

Ryanair a déjà fait l’objet de menaces similaires de la part des pilotes irlandais représentés par IALPA, les revendications de ce syndicat (qui n’a pas signé l’accord de reconnaissance) portant plus généralement sur les conditions de travail. La low cost ne fait état depuis l’annonce surprise de décembre que d’un seul autre accord signé avec les pilotes, début mars avec l’ANPAC en Italie. Dans les autres pays européens, les négociations se poursuivent en Belgique, tandis qu’en Espagne les pilotes ont décidé d’aller en justice.

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Rappelons que les PNC de Ryanair sont également sur le pont, plusieurs syndicats ayant menacé de déclencher des grèves durant l’été afin d’obtenir un « traitement équitable » des hôtesses de l’air et stewards. Les représentants venus d’Espagne, Portugal, Italie et Belgique ont en particulier dénoncé les mesures disciplinaires prises par Ryanair contre des PNC qui avaient fait grève au Portugal pendant trois jours en avril, ainsi que contre d’autres employés qui avaient refusé de « casser la grève ». Cinq autres syndicats avaient déjà le mois dernier donné à la low cost jusqu’au 30 juin pour adopter le droit local du travail dans tous les pays où elle opère.

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En décembre 2017, Ryanair avait à la surprise générale annoncé de sa volonté reconnaître les syndicats externes dans les négociations collectives, une première en 32 ans d’histoire. Miachael O’Leary a reconnu à plusieurs reprises que les négociations avançaient lentement, et qu’il s’attendait à des conflits.